07.11.2007

vieux poème retrouvé sur une clé USB: le mirroir

95cc0c3d158ef2b7a031db2313461922.jpg

11.03.2007

Si...

Hommage ce matin à un poème qui pour moi a longtemps été une lumière....

SI...
Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te remettre à rebâtir,
Ou perdre d'un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un seul mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n'être qu'un penseur;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un homme, mon fils

R. Kipling

07.01.2007

Quand la nuit tombe

Un vieux poème...

Quand la nuit tombe, je voyage dans le monde des Dieux
Et quand vient le matin, je m’éveille dans un monde creux
Chaque jour la vie s’évapore un peu plus de mon corps
Et chaque nuit, dans ce paradis, je m’enfuis davantage encore

On dit de moi que je suis une jeune feuille verdoyante
Que je suis un bouton de fleur, à son aurore, enivrante
On dit que je n’ai point à craindre de suite le grand hiver
Mais l’aveugle faucheuse s’empare aussi des blés verts

Alors de mes voyages nocturnes je me nourris
Et sur le papier, à l’encre, je les retranscris
Afin qu’au soir de mes tendres épis
Je puisse me retourner sans honte et sans envie
Et dire, c’est fini, mais je fus celle qui
Voyageait quand tombait la nuit…

17.10.2006

Mélanz’

Et la main aux couleurs mélangées

Sera toujours là pour parler de ces mots étrangers.

Elle ouvrira au monde

Ce petit bout de terre où l’eau du ciel gronde.

Jeune présomptueuse,

Quelle parque absurde crois-tu être

Pour tisser de ta voix cette île voluptueuse ?

Dans quels cirques aux crêtes sans maître

Dans quels sables aux coraux flétris

Trouveras-tu chaque jour l’écho d’une vie ?

Cette terre est mélange et c’est là

Dans le mélange qu’elle sera.



2.2.06

Ecrire

Ecrire comme roule le kayamb

Minuscules grains perdus

Dispersés au vent

Ecrire comme roule la mer

Souffle projeté vers ailleurs

Et sans cesse revenant

Ecrire enfin sur une aile

Portée par un paille-en-queue

Envolé dans l’azur s’embrasant.

Mais écrire pour que les clous de mots

s’enfoncent dans ce monde présent.



2.2.06

Imagination

medium_frangipanier.jpg



J’ai souvent l’impression
Là, en exil, près de la mer
Que le ciel devient terre
Mais ce n’est bien sûr qu’Illusion

Les frangipaniers sont en fleurs
Le flamboyant attend son heure
Et pourtant entre nous et autour
Se construisent des silences lourds

Qui s’emplissent de toute mon Imagination

le 17/10/06

16.10.2006

A la vie à la mort

A la vie à la mort
Sur la route des torts
Nous marchons entraînés
Par la valse embrumée
Des soucis et des envies

A la vie à la mort
Liés par cet étrange sort
Nous nous aimons
C’est vraiment con
Mais pas tant pis

A la vie à la mort
Eloignés des corps à corps
Nous nous regardons
Partir pour de bon
En évitant les « si »…

Le 16/10/06

La gare du souvenir

Lisse jargon de paroles éculées,
Ton cœur s’évade et se transporte
Dans ces royaumes lointains et oubliés,
Dans ce paradis de ton enfance apprécié.


Tu tisses à nouveau le souvenir amène
D’un monde végétal et sans cohortes humaines,
Un monde de blanc et de lumière habillé,
Un monde enfin que tu peux chanter en paix.


Le train de ta mémoire se réveille
Et cours le long des gares du sommeil.
Tu avances, pas contre pas et bras contre bras,
Serrée dans cette foule qui ne te voit pas.

Chuintements immémoriaux de cette sagesse
Qui, même pliant sous les années, ne progresse.
Crissements d’une peur qui, se mêlant au désir,
Sauf en d’autres lieux, ne peut aboutir.



Vendredi 20 mai 2005

28.09.2006

Langueur océane

Je promène au vent mes doigts de sable,

Dans l’oubli du temps et de l’espace,

Et la nacre sacrée de tes lèvres je trace.



Tes yeux, petits grains de filaos adorables,

Se perdent sous l’exquise chaleur solaire

Et se ravivent au goût sensuel du sel de mer.



Paresse, ivresse de la vague qui s’enroule,

De l’écume blanche galopant sur l’aqueuse

Marine, de cette force bleu vert amoureuse



Qui échoue et lèche de son souffle, saoûle

De la brise, les rochers poreux de tes bras.

L’Océan, languissant, t’appelle de sa voix.

26.09.2006

Septembre

medium_0024.jpg

C’est la pluie qui apportera Avec les orages et l’éclair aveuglant

La tristesse et le chagrin qui se pressent En moi obstinément.



Ce sont les feuilles qui se livreront au sol Et suivront leur cours au vent

Qui réveilleront les souvenirs De nous trébuchants.



C’est le froid qui insidieusement Fera son entrée dans les rangs

Et qui distillera lentement sa Glace dans mon sang.

Toutes les notes