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retrouvailles.

J'ai retrouvé un petit texte écrit il y a près d'un an et demie...Je me rends compte que peu de choses ont changé depuis...




Je le laisse tout de même, je me l'épingle, peut-être finira-t-il pas me faire bouger...
Il faut que j’écrive, je range, je peigne. Je le sens en moi. Cet élan qui ne trouve pas le la place et le temps pour se réaliser mais qui s’il n’arrive pas à exister créera en moi un gouffre, un trou noir de non-vie.
Je dois en premier lieu ranger la mezzanine et me l’approprier, la nettoyer, la décorer, en faire ma pièce de création.
Puis me fournir en matériel de peinture et écrire.
L’agrégation me fait de nouveau de l’oeil, je découvre Bouvier...Je dois surtout m’améliorer en grec ancien si j’espère un jour la décrocher.J’aime cette émulation intellectuelle. M’abrutir de projets comme je le fais actuellement au collège me semble vain, non profond. Or j’ai soif de profondeur.

Se reprendre en main, faire de la place pour ce que j’ai laissé de côté depuis 7 ans. 7 ans qu’Elijah est né et que ses soeurs lui ont emboîté le pas. Une mère doit-elle nier son être pour faire grandir ses enfants? Donner naissance doit-il arrêter notre vie?La transmission est-elle le début de la mort? Je ne peux pas vivre comme cela en étouffant qui je suis.
Des envies d’écrire mais lorsque je me trouve du temps, toutes les idées qui fourmillaient quand le temps pour le faire n’était pas disponible, semblent s’évanouir quand enfin j’arrache une heure à la nuit pour le faire. Sila lumière ne s’allume pas en moi, personne ne l’allumera pour moi. Pas d’étincelle, je dois m’auto consumer…
Me forcer chaque jour à écrire quelques lignes, ne serait-ce qu’une ligne. Considérer que chacune de ces lignes est un pas, un petit pas vers la liberté retrouvée. Vers moi. Au-delà des trivialités du quotidien, au-delà de la contingence du matériel. Retrouver le souffle premier qui m’a animée longtemps, le souffle créatif que je laisse mourir bien soigneusement. Ce n’est pas acceptable.

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