Page d'accueil | 2006-10 »

28.09.2006

Langueur océane

Je promène au vent mes doigts de sable,

Dans l’oubli du temps et de l’espace,

Et la nacre sacrée de tes lèvres je trace.



Tes yeux, petits grains de filaos adorables,

Se perdent sous l’exquise chaleur solaire

Et se ravivent au goût sensuel du sel de mer.



Paresse, ivresse de la vague qui s’enroule,

De l’écume blanche galopant sur l’aqueuse

Marine, de cette force bleu vert amoureuse



Qui échoue et lèche de son souffle, saoûle

De la brise, les rochers poreux de tes bras.

L’Océan, languissant, t’appelle de sa voix.

27.09.2006

Indigènes (Rachid Bouchareb, 2006)

J'ai eu l'occasion de voir ce film en avant-première dimanche matin...j'en suis ressortie émue, touchée. C'est pour moi un film beau avant toute chose (même si certains contestent l'historicité de certains faits racontés), un film dur à la fois par les scènes montrées mais aussi par le sujet et enfin un film essentiel à mon sens. il y a là un point que la France a laissé trainer, fait semblant de ne pas voir et qui maintenant ne peut plus être caché, rester un bruit de couloir...Ces hommes qui se sont battus, qui ont donné leur vie pour la France (même si leurs motivations à la base étaient diverses) n'ont-ils pas droit au même traitement que les soldats "français" qui ont paticipé à cette guerre? Il est rare qu'un film, une chanson ou un livre fasse bouger les choses mais ce qui s'est passé grâce à ce film est remarquable puisque j'ai appris ce matin que le Président Chirac "en personne" reconnaissait les torts de la France et devait remédier à ce traitement différencié... Est-ce que le tapage ne sera que médiatique ou sera-t-il suivi aussi dans les faits?
En tous cas, c'est certainement un film qui ne laisse pas insensible sur la question...Ce qui ne m'a pas laissée indifférente non plus ce sont les beaux accents de la langue arabe (maintenat je sais dire "regarde" en arabe) et lles musiques qui accompagnent ce film...medium_177_1.jpg

26.09.2006

Septembre

medium_0024.jpg

C’est la pluie qui apportera Avec les orages et l’éclair aveuglant

La tristesse et le chagrin qui se pressent En moi obstinément.



Ce sont les feuilles qui se livreront au sol Et suivront leur cours au vent

Qui réveilleront les souvenirs De nous trébuchants.



C’est le froid qui insidieusement Fera son entrée dans les rangs

Et qui distillera lentement sa Glace dans mon sang.

rentrée littéraire 2006

Hum, me suis un peu penchée sur la rentrée littéraire de cette année...Je suis plongée en ce moment dans L'impasse d'Antoine Choplin aux Editions La fosse aux ours (une maison d'édition dont je suis tombée amoureuse et ce n'est pas seulement parce qu'elle est lyonnaise). J'avais beaucoup aimé la façon étrange d'écrire d'Antoine Choplin dans son dernier ouvrage, Léger fracas du monde, et je ne suis pas déçue, le style est à la fois le même et en même temps différent. Le sujet est en lui-même différent, ce qui explique cette façon d'écrire qui change. Le jeu d'échecs a encore une fois sa place mais sur un fond de guerre en Tchéchénie alors que Léger fracas du monde se déroulait dans la région Rhône Alpes autour d'un lac...Dans l'Impasse, ce qui frappe ce sont les dialogues, dialogues entre ces soldats qui traversent cette impasse et débusquent la dernière famille cachée là et dialogues de cette famille. Enfin,je ne peux en dire plus car je ne l'ai pas encore terminé.

L'autre livre qui a attiré mon oeil sur les étalages est celui d'Eric Chevillard (si vous ne le connaissez pas lisez le Hérisson ou La nébuleuse du crabe aussi) aux Editions de Minuit, Démolir Nisard. Je n'en suis qu'à la page 30 mais il est désopilant...je me surprenais à rire toute seule dans le bus qui me reconduisait chez moi...Là aussi l'écriture d'eric Chevillard vaut le détour. Je ne résiste pas à vous mettre quelques lignes: "car le petit Nisard fut un mouflet pénible, geignard, capricieux, velléitaire, timoré, qui essuyait avec ses manchettes la morve que produisait intarissablement son nez ridicule, sale habitude qu'il conserva, dit-on, jusqu'à un âge avancé en dépit des remontrances de ses parents auxquels, dans le même temps, leurs deux autres fils, Charles et Auguste ne donnaient que des satisfactions." (...) "Vilain cafard, bon élève par défaut d'imagination et servilité naturelle, doué par ailleurs de la phénoménale mémoire des pauvres d'esprit dont le cerveau est cousin des mousses et des éponges, Désiré subit les brimades de ses camarades mais rend hardiment coup pour coup, écrasant sous son poing les coccinelles et les fourmis passant à sa portée. Toutefois, le pou se sent chez lui dans sa chevelure terne et filasse."

Pour ce qui est des autres auteurs qui envahissent nos rayons, je n'ai pas encore pu jeter de coup d'oeil au nouveau livre de Nancy Huston qui n'a pas l'air mal, ni à celui de Faïza Guène mais ce sera pour plus tard...il faut bien que je m'occupe des séances et des séquences de mes élèves un peu:)...

Pas facile...

De gérer les images dans blog spirit...comment faites-vous (ceux qui ont blog spirit) pour mettre en forme vos notes? C'était la question du jour...

A love song for Bobby Long (Shainee Gabel, 2004)

medium_sacrlet.2.JPG
Voilà un film sorti au ciné y a deux semaines (etsur DVD bien avant) et dont personne ne parle...Si vous aimez la musique, la Nouvelle Orleans et la littérature dans tous ses états, regardez vite s'il passe encore près de chez vous...ça parle d'êtres humains en marge forcés de cohabiter...(de Scarlett Johanson en adolescente qui reprend ses études et de John Travolta en vieil alcolo ronchon et socratesque...)...Quelques passages sont un peu trop idéalistes dans un univers en pleine décadence mais allez-y sans crainte, moi je cours m'installer à la Nouvelle Orléans.

25.09.2006

Nuit Océan

Voici un des derniers poèmes écrits sur mon ancien blog http://oceandememoire.spaces.live.com et qui rencontre quelques difficultés (le blog pas le poème).

medium_nuit_ocean.JPG


Le désir océan, par la marée bercé,

Recouvre le sable gris empoussiéré

Nous marchons, esprit contre esprit,

Nous traversons ce ciel bleu nuit



La pieuse Madone veille sur le vent

Qui se glisse et nous relie au temps,

Nos coeurs contre la pierre sans chaleur

Ne voient en l’autre que son propre leurre



Les cris autour de nous referment ce ciel

Que je ne voudrais jamais voir s’éteindre,

Il faut s’en aller malgré ta voix de miel



Les illusions, envahies par l’eau d’espoir,

Ne se mblent pourtant pas nous atteindre

Et la mer silence reprend ses droits, il est tard.

24.09.2006

J'ai fini par le faire...

J'ai fini par changer d'espace...msn buggait vraiment trop, même moi je n'avais pas accès à la visualisation de mon blog....alors voilà, me voilà ici, sur blog spirit...espérant que ça se passe mieux que sur msn...Je vais essayer de rapatrier la plupart des textes écrits depuis août puisque ça a commencé à ne plus marcher à partir de là...

Toutes les notes