Voilà deux soirs que je tombe sur une série, ma foi, qui ose dire tout haut ce que certains font tout bas.
Le sujet ? Nancy Botwin, jeune et jolie mère de deux garçons, perd son mari du jour au lendemain et doit subvenir aux besoins de sa famille. Elle, qui habite un quartier aisé, va, bientôt aidée par son beau-frère, trouver une solution originale : vendre de l'herbe (d'où le titre de la série, "weeds") à ses voisins dont la vie manque de piquant. Il ne s’agit pas de faire l’apologie de la drogue mais plutôt de provoquer après la vision de séries américaines un peu trop lisses.
Je me suis amusée à le regarder en vo et en français…c’est fou la censure qui peut exister simplement dans une traduction de série…Les petits et gros travers américains sont passés au crible de l’humour. Très politiquement incorrect (d’où l’heure tardive de diffusion sur canal +) toutes les desesperate housewives du monde paraissent à côté bien fades. Les musiques sont en plus excellentes (le simple générique vaut le détour).
Malheur…cette série ne passe plus….Quelqu’un en sait-il davantage que moi?![]()
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La gare du souvenir
Lisse jargon de paroles éculées,
Ton cœur s’évade et se transporte
Dans ces royaumes lointains et oubliés,
Dans ce paradis de ton enfance apprécié.
Tu tisses à nouveau le souvenir amène
D’un monde végétal et sans cohortes humaines,
Un monde de blanc et de lumière habillé,
Un monde enfin que tu peux chanter en paix.
Le train de ta mémoire se réveille
Et cours le long des gares du sommeil.
Tu avances, pas contre pas et bras contre bras,
Serrée dans cette foule qui ne te voit pas.
Chuintements immémoriaux de cette sagesse
Qui, même pliant sous les années, ne progresse.
Crissements d’une peur qui, se mêlant au désir,
Sauf en d’autres lieux, ne peut aboutir.
Vendredi 20 mai 2005